The Nightwalker

Je regarde ses mains approcher de moi. Je sais que je ne peux rien y faire, je sais seulement que je ne peux pas l'en empêcher. Il me regarde comme si c'était la première fois entre nous deux. En y réfléchissant, c'est peut-être le cas. Du moins, avec l'apparence qu'il a aujourd'hui.

J'ai beau savoir ce qui va se passer, je ne peux rien y changer. Cela arrivera que je me débatte ou non. Je le sens parcourir mon corps, je sens ses mains et surtout son regard descendre le long de mon cou, s'arrêter un instant sur ma poitrine, mon ventre, et plonger au fin fond de mon être. Je sens son souffle chaud, malgré la froideur de son corps, je le sens près de mes lèvres. Et finalement, il vient se poser dans mon cou.
Je sais que je devrais résister, lui dire que je ne veux pas devenir comme lui, que je ne veux pas vivre seulement la nuit, que j'aime le soleil et que je ne me nourrirais pas. Mais, je le laisse faire, il enfonce ses dents dans cette artère si affluente de sang.
Et je sens ce même sang s'échapper de mon corps pour parcourir le sien. Je me sens mourir et revivre à la fois. Je ressens chacune de ses impressions, je ressens son plaisir, et son désir de toujours plus. Je sais pourtant qu'il lutte pour ne pas tout me prendre, parce qu'il sait que cela me tuera. Je le sens résister à ce plaisir de sentir mon c½ur pulser une dernière fois.
Il me pose délicatement sur le canapé, celui qui se trouve près de la fenêtre et où j'adore regarder le coucher de soleil. Je me sens partir, je sens mes yeux se fermer, je n'attend que la mort qui doit venir me chercher.
Et pourtant, lui est toujours là, attendant le bon moment, attendant de voir si je peux résister. J'ouvre les yeux dans un dernier effort, je regarde sa bouche encore ensanglantée. Et là, je ressens une irrésistible soif, celle dont on a l'impression qu'on ne peut l'assouvir.
Il me regarde comme s'il comprenait et s'approche de moi. Il me tend son poignet, celui que j'ai touché tant de fois, et embrassé si souvent. Je sais ce qu'il attend de moi, mais je ne veux pas. Je résiste, je ne veux pas devenir comme lui.
Et pourtant, lorsqu'il fait couler son sang dans ma bouche, je ne peux m'empêcher de le boire. C'est tiède, épais, avec un goût de fer mais pourtant sucré. Un goût si particulier, celui du sang mélangé à des sentiments. J'aspire de plus en plus vite, pour assouvir cette soif. Il retire son bras avant que je n'ai fini.
Je sais pourquoi il vient de faire ça, il n'y en a presque plus, et il mourra s'il m'en donne plus. Alors, je ferme les yeux, il me semble que c'est l'heure de dormir alors que le soleil se réveille à peine, mais que la lune se couche.
Je ne me réveille que le lendemain, avec encore cette soif inassouvie. Je ne comprend pas, cela fait pourtant seulement une journée. Il est là, près de moi, comme toujours, à me contempler comme si c'était la première fois qu'il me voyait.
Et c'est à ce moment là que je réalise que je capte et ressens beaucoup plus de choses que la veille. Une impression d'immensité, de bien-être et de lien avec lui. Il sourit, il a compris. Il vient me rejoindre, je regarde son poignet avec envie, il me le refuse. Je devine que c'est à présent un privilège que de boire son sang.
Il m'invite à le suivre ce que j'accepte, puisque je sais ce que je dois faire. J'ai l'impression de ne pas exister dans le même monde que vous, d'être à part. Et c'est là que j'ai compris, je ressens le mal et le bien. Les gens biens et les « méchants ».
Il me regarde à nouveau, il me sourit encore, je vois dans ses yeux qu'il est fier de moi, que je progresse vite par rapport à lui. Je suis à la trace celui que j'ai choisi comme proie, c'est le pire humain que l'on puisse rencontrer, un de ceux qui ne s'attaquent qu'aux naïfs et frêles enfants. Je prend mon temps, c'est grisant de suivre quelqu'un. Savoir qu'il est tout près, que d'un geste, je pourrais l'attraper.
Je me décide enfin lorsqu'il prend une ruelle. Je saute et atterrit juste devant lui. Il sursaute, et dégaine une arme inutile face à moi. Je le désarme et s'empare de sa nuque. Je regarde palpiter cette artère si douce et délicieuse. J'enfonce alors mes crocs si récents et prend mon temps. Je sens son sang parcourir mon corps, lui redonner de sa vitalité.
Et c'est alors que mon créateur me le retire. Je n'ai pas vu venir la mort de ma proie. Je n'ai pas été attentive. J'ai failli aspirer quelque chose que je ne pouvais pas.
L'âme doit partir, elle ne doit pas pénétrer mon corps. Il me l'a pourtant dit tant de fois avant que je ne me décide. Je le regarde d'un air hébété. Je sais que j'ai fait une erreur, mais je ne peux pas la réparer à ses yeux. Il me rassure, avec ses yeux si tendres, si humains et il me murmure que ce n'est pas grave, que c'est la première fois, que je ferais plus attention la prochaine fois. Il y en aura bien sur d'autres. Ce sera de plus en plus facile.
Je vais maîtriser ce corps aussi facilement que lui, je prendrais même les devants sur nos capacités. Je lui ferais découvrir les plaisirs de la vie, ceux qu'il a oublié en devenant ce que nous sommes. J'ai gardé une part de ce que j'étais avant ma transformation.
Je suis devenue plus puissante que lui, mais il ne le saura jamais. Je ne lui dévoilerais jamais. Il n'a encore pas compris pourquoi j'étais levée plus tôt et pourquoi je revenais si tard le matin. Ce qu'il n'a jamais su, c'est que je résistais au soleil si je m'étais nourrie avant que celui-ci n'apparaisse.
Et avec le temps, je n'avais même plus besoin de me nourrir, une proie tous les mois me suffisait. Mais, je le suivais partout, il était ma raison de survivre. Nous expérimentions tellement de choses, de capacités.
J'étais différente et je me sentais pourtant si humaine et vivante. Peut-être le fait de pouvoir partager les deux mondes. Je voyageais le jour, me délectant de toutes les beautés du monde, et je me livrais à de nombreuses autres activités la nuit, avec l'homme que je chérissais le plus au monde.
J'avoue avoir vu des centaines, peut-être des milliers de gens qui succombaient à mon charme, je ne les voyais pas réellement puisque seul existait mon créateur, l'homme de toute ma vie même après mon trépas. Nous avons vu passer de nombreux siècles, chacun ayant ses plaisirs et ses désillusions.
Nous avons persévérés à nous nourrir du mal qui nous entourait et lorsque l'envie m'en prenait, je ne me refusais pas une petite gourmandise qui ne faisait de mal à personne. Je m'arrangeais pour procurer un plaisir immense en même temps que le mien. La perte d'un petit volume de sang n'est fatal pour personne.
Bien sur, mon créateur n'était absolument pas au courant de ce que je faisais. Comment lui avouer que je prenais du plaisir et que je me nourrissais auprès de personnes qui n'avaient rien de malsain ou si peu. Ainsi passèrent les siècles, jours après jours, années après années.

Mais un jour où je me levais de bonne heure, je le vis ouvrir les yeux. Ce n'était pas encore l'heure pour lui, je savais que les moindres rayons qui pointaient aller le tuer. Il me regarda étonné. Je ne pouvais pas tout lui avouer. C'était trop affreux. Je lui ai souris et je suis partie faire un tour. Je pensais qu'il se rendormirait, qu'il ne sortirait que plus tard dans la nuit, mais il m'a suivi.
Je ne l'ai pas senti, au moins pas assez vite. Et lorsque j'ai ouvert la porte, j'ai su qu'il était derrière moi. Le soleil était toujours présent, il s'est jeté en avant pour me protéger de ces rayons mortels et il a disparu.
C'est arrivé si vite que je n'ai aucune réaction. Je ne savais pas quoi faire. Mon créateur, l'homme de mon éternité s'était désintégrer devant mes yeux. Je ne savais pas si je devais poursuivre sans lui, mais comment mourir?
J'ai erré des jours sans dormir, sans me nourrir, espérant une fin à mon calvaire. Mais rien n'est arrivé. Je vis depuis des siècles sans lui. Enfin, je survis, puisque sans lui, plus rien n'a de sens.
Je n'ai jamais tenté de me tuer, je ne vois pas l'intérêt, je suis déjà morte. Selon le mythe, un pieu dans le c½ur tue, mais soit disant le soleil devait me tuer et pourtant je vis nuit et jour, sans blessure. Alors pensez-vous vraiment que je mourrais d'un pieu dans le c½ur?

Si un jour, vous croisez une personne qui vous attire sans que vous sachiez pourquoi, méfiez-vous, ce pourrait être moi et mon mal.

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 14:17
Modifié le vendredi 25 janvier 2008 14:55

Essai

Je n'ai pas écrit depuis des millénaires au moins et j'en suis vraiment désolée. Tout a été à l'abandon en fait!! Je vous souhaite tout d'abord, une très bonne nouvelle année, même si certains savent déjà que je n'aime pas les fêtes!!
J'ai écrit quelque chose vite fait ce soir, ce n'est pas digne d'un très bon auteur, mais je vous laisse le soin de la critique. Je vous préviens, c'est assez cru et plutot brut, mais je ne suis pas une auteur très douée en réalité. Enfin, trève de bavardages, je vous laisse lire.


-Il me faut le faire, dit-il. J'en ai besoin pour vivre ou survivre.

Et le voilà, dans un bar, un verre à la main. Qu'importe de quoi est rempli ce verre. Cela n'a aucune importance. Il ne s'imagine plus rien. Il en oublie jusqu'à son nom dans ce verre. Et il oublie surtout la femme qui l'a mis dans cet état là. Les yeux dans le vide, il ne se rend même pas compte de la jeune et jolie blonde qui s'assoit à coté de lui.
-Bonsoir.
Il tourne la tête, l'air hagard.
-Bonsoir, répond-t-il, avec un sourire béat.
S'ensuit une conversation dont il ne se rappellera pas. Il se souviendra juste qu'il l'a baisé, sans aucune émotion, simplement pour se vider. Le lendemain, avec une gueule de bois à assommer un éléphant, il réalise que rien n'a changé. Il est toujours le même, avec la même peine. Il se rend compte qu'il n'y pourra jamais rien, il a perdu la femme de sa vie. Alors, chaque soirs, il retourne dans ce bar et boit jusqu'à oublier encore et encore. Jusqu'à ce jour, où tout bascule. Cela fait des années que le même rituel se répète. Il ne compte plus les années, plus les verres, ni les femmes qui ont défilées entre ses mains. Mains qui sont devenues expertes avec le temps. Pourtant, rien ne change avec le temps. Sauf ce soir là, où la jeune femme rousse qui s'assoit près de lui, lui rappelle quelqu'un. Une personne qui n'a jamais quitté son c½ur malgré le temps. Cette même femme qui l'a fait devenir cette loque que l'on voit tous les soirs dans le même bar. Son boulot stagne, il faut dire qu'écrire n'est pas toujours facile. Surtout lorsque l'on a perdu la femme qu'on aime.
Entre milles, il sait que c'est elle. Alors, sa vie de débauche défile devant ces yeux et il se tourne vers elle.
-Bonsoir, dit-il plein d'espoir.
Elle le regarde sans être vraiment sure.
- Bonsoir, répond-t-elle malgré tout. Pour elle aussi, la vie n'a pas été facile après lui, tout se voit. Il lui offre un verre qu'elle accepte. S'ensuit quelques phrases courtoises, une discussion inutile. Il la raccompagne chez elle. Elle habite la maison qu'ils voulaient acheter ensemble, il y a 10 ans. Elle lui propose un verre qu'il accepte avec grand plaisir. La soirée se finit dans le lit qu'ils auraient pu partager pendant toutes ces années. Et là, il lui fait l'amour. Avec toutes ces années d'expérience, c'est le nirvana. Même si pour elle, ce n'est qu'une nuit parmi tant d'autres. Il lui enlève tous ces vêtements un par un, pour découvrir son corps oublié. Il caresse chaque parties de son corps, avec la même pudeur d'il y a 10 ans. Il prendra le temps qu'il faut pour qu'elle arrive à l'orgasme, jusqu'à en oublier son propre plaisir, mais qu'importe puisque c'est à nouveau elle entre ses mains. La femme de sa vie, celle pour qui il a tout abandonné, celle qui lui a offerte sa première fois. Mais, maintenant, qui est-elle, que fait-elle, pourquoi était-elle dans ce bar? Il la laisse dormir au petit matin et part sans faire de bruit. Il passe devant une porte, jette un ½il, et se fige. Là, dormant tranquillement, se trouve une petite fille âgée de 10 ou 11 ans. Il la regarde longtemps, et décide de se servir un café. Il attend que se réveille la femme à qui il a fait l'amour cette nuit. Et pendant tout ce temps, il réfléchit à ce qu'il va faire. La façon dont il va lui annoncer les choses. Et malgré tout, il n'est pas sur que ce soit une bonne chose.
À ce moment là, elle se lève et le découvre, attablé devant son café. Et elle réalise que c'est lui. Celui a qui elle a dit qu'il ne serait jamais bon à rien, qu'il n'était même pas capable de lui faire l'amour et encore moins un enfant. Pourtant, un soir, il y a 10 ans, il a joui en elle, ce n'était pas de l'amour peut-être plus une sorte de rage. Et quand elle s'est aperçu qu'elle était enceinte, c'était trop tard. Elle a gardé cet enfant qui est devenue une magnifique petite fille prénommée Aurore. Et depuis, elle n'avait jamais vraiment revu la lumière, seule existait sa fille.
Il lui tend une tasse de café. Elle s'assoit près de lui, aucun mot n'est nécessaire, ils savent tous deux qui est l'autre. Ils passent la journée à discuter de tout et de rien. Tout est comme avant.
Le lendemain, quand il revient vers elle, il a dans la poche ce qui lui permettra de revivre à nouveau. Il la trouve dans sa chambre, allongé sur le lit à lire encore un de ses romans à l'eau de rose qu'elle affectionne tout particulièrement. Il sort l'objet en question de sa poche et dit:

-Il me faut le faire.

Elle ouvre grand les yeux et la bouche, l'air de ne pas savoir ce qu'il se passe.
C'est alors qu'il décide de s'agenouiller et de lui demander sa main.
Elle acceptera et il se marièrent en petit comité dans le mois qui suivi. Ils eurent 2 enfants de plus, un garçon et un autre fille. Il lui refit l'amour, aussi souvent qu'elle lui demanda.
Toujours avec la même passion et la même tendresse, parce que c'était ainsi qu'ils auraient dû commencer.
# Posté le vendredi 04 janvier 2008 15:14
Modifié le vendredi 25 janvier 2008 14:52

Nouveau blog!!

J'ai mis en route un nouveau blog!! Il regroupe toutes les belles gueules en photos et biographie. Je vais essayer de faire au moins un article par jour. Enfin si internet veut bien marcher parce qu'en ce moment, il est plutot désagréable!!!

Je vous laisse l'adresse, mais il faut savoir que pour le moment, il n'a que peu d'articles. Je sais encore qui mettre pour le moment, lol, mais, je suis ouverte à vos demandes!!

Voilà le lien:
fourmibou.
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# Posté le samedi 08 décembre 2007 11:58

Summer Love

Juste parce que j'adore et que j'ai trop aimé le concert au Madison Square Garden qui est passé sur NRJ12. Pour ceux que ça intéresse, il est sorti en dvd et il est vraiment trop bien!!! Un artiste avec beaucoup de talent et vraiment très complet!!!
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# Posté le vendredi 07 décembre 2007 06:45

Envie de tout et de rien!!

Je sais pas si ça vous avais déjà ressenti ça. Envie de tout changer, de s'évader et en même temps, envie de faire aucun effort. Assez contradictoire, mais, j'y peux rien.

Preuve de ma déprime, j'écoute Saez. Je sais pas si vous avez déjà écouté ses chansons, mais c'est pas très joyeux. Mais assez dans mon humeur du moment. J'espère juste que ça ira mieux prochainement. Finalement, tout dépend de ce que je vais faire dans les mois à venir.

Je voudrais dire à tous les gens qui lisent ça et à qui je tiens que je suis désolée. Désolée d'être aussi distante et si peu bavarde, mais je ne préfère pas leur infliger mon mal-être du moment. Ce n'est pas que je ne tiens pas à eux, qu'ils ne me manquent pas, mais juste que je préfère ne rien dire. Alors, svp, ne le prenez pas mal, laissez moi le temps de gérer tout ça.

Enfin, voilà le pourquoi du vide sur ce blog.

Vous me manquez, tous, ceux qui se reconnaitront et même ceux qui ne se l'imaginent même pas.
A bientot, j'espère, en meilleur forme.
Envie de tout et de rien!!
# Posté le mardi 04 décembre 2007 14:52